Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

mercredi, 28 mars 2018

LES ELEVEURS PYRENEENS DE L'ASPAP EN COLERE CONTRE L'ETAT .

Manifestation des éleveurs contre l'ours dans les Pyrénées (Photo JPL)

 

Ce mardi matin, Jean-Pierre Mirouze avait le cœur gros. Le coprésident de l'association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP) était, en effet, envahi par un fort sentiment de lassitude après avoir appris que le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, avait décidé de réintroduire deux ourses dans le massif pyrénéen à l'automne prochain. «Encore une fois, on est pris pour cible», estime l'éleveur en regrettant que «tout ce qu'on avance pour trouver des solutions à ce dossier soit remis en question. Il va donc falloir continuer à se battre».

Car, même si ces lâchers auront lieu dans les Pyrénées-Atlantiques, le coprésident de l'ASPAP se veut, au nom de l'association, «solidaire avec nos collègues éleveurs du Pays Basque et du Béarn». «Il ne faut pas oublier qu'il existe une véritable économie montagnarde et touristique», ajoute l'éleveur qui a du mal à comprendre que «celle-ci puisse être mise en péril à cause d'un animal sauvage. Car il faut arrêter de rêver : l'ours ne pourra pas se développer dans le massif des Pyrénées comme il le fait dans d'autres pays».

D'où son appel pour que le «cantonnement» des ours, proposé lors des états généraux du pastoralisme qui s'étaient tenus à Foix le 9 décembre dernier, soit sérieusement examiné par l'État. «C'est la solution la plus adaptée au contexte, comme cela se fait en Slovaquie ou en Espagne», assure Jean-Pierre Mirouze en regrettant, là aussi, que «nous n'avons eu, à ce jour, aucun retour du gouvernement sur cette option».

«C'est la même chose à propos de la mission que la préfète de l'Ariège avait promise. Le printemps arrive et on n'a encore vu personne. Cela dit, la même étude avait été menée voilà une petite dizaine d'années. Des gens étaient venus de Paris puis étaient repartis. Et personne ne sait ce qu'est devenue cette étude», rappelle le coprésident de l'ASPAP (La Depêche Ariège ) .

Les commentaires sont fermés.