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dimanche, 18 février 2018

QUEL AVENIR POUR LES PETITES LIGNES EN OCCITANIE ?

Sale temps pour les petites lignes ! Pour Jean-Cyril Spinetta, auteur du rapport sur la SNCF, «il faut recentrer le transport ferroviaire sur son domaine de pertinence : les transports du quotidien en zone urbaine et périurbaine, et les dessertes à grande vitesse entre les principales métropoles françaises.» Merci pour la campagne !

Pour le rapport, «le maintien des lignes héritées d'une époque où le transport ferroviaire était l'unique moyen de déplacement doit être revu».

Alain Berthoumieu, le délégué de la FNAUT pour la région Midi-Pyrénées ne voit pas les choses du même œil : «Ce sont les petites lignes qui remplissent les grandes lignes ! Si on a des petites lignes bien desservies, alors, elles seront plus fréquentées et les voyageurs se retrouveront sur les grandes lignes.»

L'Occitanie est une des plus vastes régions de France, et le rail est un enjeu de désenclavement, et d'aménagement du territoire. Voilà pourquoi la région – hier Midi-Pyrénées, aujourd'hui Occitanie – a investi 4,7 milliards d'euros depuis 15 ans dans le ferroviaire, pour permettre précisément de maintenir un niveau de transport correct sur un territoire souvent bossu et tourmenté.

«Ce sont les voies uniques sur lesquelles on utilise la traction diesel qui sont les plus menacées, estime Alain Berthoumieu. Deux lignes électriques comme Béziers-Neussargues où on ne peut pas faire l'aller-retour dans la journée, ou Toulouse-La Tour de Carol restent fragiles.»

La ligne Toulouse-Auch est en parfait état. Elle assure une centaine de mouvements par jour, essentiellement entre Toulouse et Colomiers, «elle rend service, mais elle ne fait pas de bénéfices» observe Alain Berthoumieu.

La ligne Montréj

La ligne Monrtjeau-Luchon, elle, est toujours fermée : elle a été désélectrifiée, mais reste en mauvais état, sa remise en service n'est pas prévue avant 2020.

 

«Là encore, insiste Alain Berthoumieu, voilà une ligne qui pourrait rendre de grands services, sans être forcément bénéficiaire, si elle proposait des bonnes fréquences.»

La ligne Brive-Rodez aussi fait partie de ces axes qui sont peu fréquentés, avec seulement 12 mouvements par jour, mais qui continue à rendre des services.

Toujours dans l'Aveyron, la ligne Rodez-Séverac-Millau a été fermée il y a deux mois pour des rénovations. Mais les syndicats, ne voyant pas de calendrier précis des travaux craignent que cette fermeture provisoire ne masque une fermeture définitive. Une ligne, qui là aussi peut être une alternative à la route quand il neige d'abondance sur le plateau du Lévézou.( La Depêche) .

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