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mardi, 06 février 2018

ZONES AGRICOLES DEFAVORISEES ... L'OCCITANIE TOUJOURS MOBILISEE !

https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/02/b43e7cd1-c8f4-46fe-9d43-9ac5860934f7/870x489_feu_4_-agriculteurs_-_periph_ramonville.jpgTracteurs en travers, ballots de paille, tas de fumier, pneus brûlés… Depuis deux semaines, les actions des agriculteurs sont incessantes, notamment dans toute l'Occitanie, avec des points particulièrement chaud, comme le Tarn-et-Garonne, Toulouse, le Lot-et-Garonne ou l'Aude. Au cœur de cette colère, un robinet européen qui risque fort de se refermer, c'est l'Occitanie qui en serait la première victime. Explication.

Depuis 1976, il existe au niveau européen une carte des zones défavorisées simples. Il s'agit de secteurs qui ne sont pas directement en montagne, mais sur des zones difficiles, des coteaux, des sols caillouteux, etc. Ce classement détermine le versement d'une indemnité compensatrice de handicap naturel (ICHN) hors montagne. Cela représente à peu près un milliard d'euros par an. Et cela permet notamment de maintenir des exploitations de petites tailles, en général familiales, sur des territoires où la rentabilité est très faible.

Un système où la Cour européenne des comptes a mis son nez et estime qu'il faut d'urgence remettre de l'ordre dans ce zonage, qui ne correspond peut-être plus à la réalité, et qui en tout cas, coûte très cher.

Du coup, côté français, on a réalisé des simulations pour réduire la voilure. Et c'est bien ce qui inquiète les agriculteurs. Car près de 500 communes d'Occitanie pourraient se retrouver exclues de ce zonage en zone défavorisée : cela veut dire que l'on couperait les subventions à des milliers de familles, des aides qui leur permettent, en général de dégager l'équivalent d'un SMIC.

«Je comprends l'inquiétude des agriculteurs, l'ICHN étant une aide importante pour nombre d'entre eux. L'État doit jouer son rôle pour définir la carte la plus équitable possible dans un faisceau de contraintes difficile. Il devra aussi être aux côtés des agriculteurs dont l'exploitation va sortir de la carte», a assuré Stéphane Travert, le ministre de l'Agriculture, qui doit recevoir les syndicats demain pour une rencontre cruciale.

Le gouvernement français est donc coincé entre le marteau de Bruxelles et l'enclume de ses agriculteurs, pour qui la fin des subventions signifierait purement et simplement la disparition des exploitations.( LA DEPECHE )

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