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vendredi, 19 mai 2017

OCCITANIE / BILAN DES 2éme ASSISES DE L'EAU A MONTPELLIER .

Résultat de recherche d'images pour "PHOTOS BARRAGES DE ST FERREOL"Des territoires d'Occitanie pourraient manquer d'eau à partir de 2020. C'est l'un des constats alarmants dressés lors des deuxièmes Assises régionales de Montpellier.

Lors de ces assises, Carole Delga, la présidente de la Région a annoncé le développement d'un service régional de l'eau. L'assemblée de tous les acteurs a tracé la stratégie pour éviter le grand stress hydrique. Ou en tout cas le repousser.

«Pour l'instant, il s'agit encore de collecter les données qui existent, les ramener à l'échelle de la nouvelle grande région. Il faut surtout identifier les territoires les plus concernés et envisager des ententes sur de nouvelles solidarités pour partager la ressource. Car les épisodes de sécheresse sont de plus en plus nombreux et alarmants» explique Agnès Langevine, vice-présidente en charge de l'environnement à la région.

Dans une perspective de rareté, voire de pénurie, il s'agit donc de concilier tous les usages et de réduire autant que faire se pourra, les consommations afin d'éviter le déficit régional tant redouté à terme de 80 millions de m3, déjà évoqué en 2016. «Pour lutter, il faut adopter la technique du triple A : anticipation, adaptation et acceptation. L'anticipation, c'est par exemple le plan Aquadomitia, dont le deuxième volet de 100 M€ va amener l'eau du Rhône jusque dans le Biterrois. Ce qui va permettre d'atténuer les pompages dans les réserves locales. C'est aussi de parvenir à baisser la consommation de 10 %», explique Jean François Blanchet, directeur général de la société BRL qui a conçu et qui construit le fameux «tuyau» du Rhône.

Dans ce combat pour garder une totale «hydroliberté», les autorités cherchent à identifier les réserves. «On manque encore de données précises. Il va falloir lancer des missions d'exploration notamment les réservoirs karstiques» poursuit Agnès Langevine. On pense à la mer souterraine de Font-Estramar (Aude/Pyrénées-Orientales). Mais aussi aux nappes dites alluviales du bassin versant Adour-Garonne, celle de la Garonne, du Tarn aval et de l'Aveyron aval, enfin de l'Ariège et Hers vif. On pense encore aux réserves karstiques du Lot ou de l'Hérault ou de la nappe menacée du Roussillon. ( LA DEPECHE DU MIDI / PHOTO : BARRAGE SE St FERREOL )

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